Couple français consultant une simulation de crédit immobilier sur ordinateur portable

Vous avez trouvé un courtier qui vous inspire confiance. Son discours est rodé, ses promesses alléchantes. Sauf que vous n’avez vu que lui. Et franchement, c’est là que ça peut vous coûter cher. Vraiment cher. Dans mon accompagnement de primo-accédants, je vois régulièrement des acheteurs perdre entre 3 000 et 8 000 € sur la durée de leur prêt simplement parce qu’ils n’ont pas pris le temps de comparer. Avec un taux moyen à 3,20 % en janvier 2026 selon l’Observatoire Crédit Logement, chaque dixième de point compte. Pretto et d’autres acteurs du marché permettent aujourd’hui de simuler en quelques minutes, alors pourquoi se priver ?

Ce que vous ratez vraiment en ne faisant qu’une seule simulation

Je ne vais pas vous mentir : la plupart des emprunteurs que je croise pensent que tous les courtiers proposent sensiblement les mêmes conditions. C’est faux. Et cette croyance leur coûte de l’argent.

Prenons un exemple concret. Vous empruntez 250 000 € sur 20 ans. Un écart de 0,3 point sur le taux — ce qui n’a l’air de rien — représente environ 4 500 € de différence sur le coût total du crédit. Ajoutez à ça les variations sur l’assurance emprunteur, et vous pouvez facilement dépasser les 7 000 € d’écart entre deux offres. Ce n’est pas de la théorie : c’est ce que je constate dans les dossiers que j’accompagne.

25 à 35%

Part de l’assurance emprunteur dans le coût total du crédit

Ce chiffre vient d’une étude Meilleurtaux sur les taux d’assurance emprunteur 2026. L’assurance, c’est le poste que tout le monde oublie de comparer. On se focalise sur le taux nominal affiché en gros, et on passe à côté de ce qui pèse vraiment sur la facture finale.

Au-delà du taux affiché, plusieurs critères impactent le coût réel du crédit



L’erreur que je vois le plus souvent ? Choisir son courtier uniquement sur le taux nominal sans regarder le TAEG ni le coût de l’assurance. Soyons clairs : sur les dossiers que j’ai suivis en Île-de-France, ce raccourci mental peut générer un surcoût de 3 000 à 8 000 € sur la durée totale du prêt. Ce constat n’est pas généralisable à tous les profils, mais il revient avec une régularité qui me frappe.

Les 4 critères que 90% des emprunteurs oublient de comparer

Le taux, tout le monde le regarde. Mais il y a quatre autres critères qui font vraiment la différence — et que presque personne ne compare sérieusement. Je vous les donne sans filtre.

Votre grille de comparaison en 4 points



  • Le TAEG (pas le taux nominal) : c’est le seul indicateur légal qui intègre tous les frais


  • Le coût de l’assurance emprunteur : une délégation peut réduire la facture de 50%


  • Le délai de traitement du dossier : certains courtiers bouclent en 3 semaines, d’autres en 2 mois


  • L’accompagnement des profils atypiques : indispensable si vous êtes indépendant ou en SCI

Le TAEG, c’est votre meilleur allié pour comparer. Contrairement au taux nominal, il inclut les frais de dossier, l’assurance obligatoire, et les éventuels frais de garantie. C’est la seule base de comparaison honnête entre deux offres. Et attention : le TAEG doit rester en dessous du taux d’usure, fixé à 5,13 % pour les prêts de 20 ans et plus depuis janvier 2026, selon les données officielles du ministère de l’Économie.

Sur l’assurance emprunteur, les écarts sont vertigineux. Un emprunteur de 30 ans en bonne santé peut trouver des taux à 0,06 %, quand un senior dépassera 0,40 %. La délégation d’assurance — c’est-à-dire le fait de choisir une assurance externe plutôt que celle de la banque — permet d’économiser jusqu’à 50 % selon le profil. C’est énorme.

Si vous cherchez une méthode pour comparer les taux de manière structurée, concentrez-vous sur ces quatre points plutôt que de multiplier les rendez-vous sans grille de lecture.

Bon à savoir : Les règles du HCSF imposent un taux d’endettement maximum de 35 % (assurance incluse) et une durée de remboursement plafonnée à 25 ans. Ces contraintes s’appliquent à tous les courtiers — mais leur façon de les optimiser varie.

Voilà la chronologie typique que je constate sur le terrain :


  • Premières simulations en ligne (3 à 5 plateformes)

  • Réception des propositions détaillées avec TAEG

  • Comparaison des coûts d’assurance et choix du courtier

  • Constitution du dossier complet

  • Obtention de l’offre de prêt définitive

Pretto : comparer en 3 minutes avec les vrais critères bancaires

Le problème avec la comparaison manuelle, c’est le temps. Entre les rendez-vous, les échanges de mails, les allers-retours sur les documents… ça peut vite devenir un parcours du combattant. Pretto propose une approche différente : un simulateur en ligne qui applique directement les règles bancaires réelles.

Les simulateurs en ligne permettent d’obtenir une estimation rapide de sa capacité d’emprunt



Le simulateur Pretto intègre automatiquement le taux d’endettement de 35 % imposé par le HCSF, le taux d’usure actualisé, et la durée maximale de 25 ans. Vous renseignez vos revenus, le montant de mensualité souhaité, la durée envisagée — et en 3 minutes, vous obtenez une estimation de capacité d’emprunt réaliste.

Ce qui différencie cette approche : une fois la simulation effectuée, vous pouvez obtenir une attestation de financement gratuite, validée par un expert courtier. Ce document rassure les vendeurs sur la solidité de votre dossier — un avantage non négligeable dans un marché où 929 000 transactions ont été enregistrées sur les douze derniers mois.

Les Plus



  • Gratuit et réalisable en 3 minutes


  • Conforme aux critères bancaires réels (35%, taux d’usure, 25 ans)


  • Attestation de financement gratuite délivrée par un expert


  • Accompagnement spécifique pour profils atypiques

Les Moins



  • Estimation indicative nécessitant validation par un expert


  • Conditions finales dépendantes de l’analyse complète du dossier

L’assurance emprunteur proposée via Pretto peut être jusqu’à 65 % moins chère que les contrats groupe des banques. Sur un prêt de 200 000 € sur 20 ans, ça représente plusieurs milliers d’euros d’économie potentielle.

Profil atypique : pourquoi la comparaison est encore plus critique

Si vous êtes salarié en CDI depuis 3 ans avec des revenus stables, vous aurez peu de difficultés à décrocher un crédit. Mais si vous êtes indépendant, freelance, ou que vous achetez en SCI ? La comparaison devient carrément indispensable.

Cas concret : Sophie, 34 ans, infirmière libérale

J’ai accompagné Sophie l’année dernière pour son achat à Nantes — un appartement à 220 000 €. Elle avait essuyé 3 refus en allant directement voir sa banque et deux autres établissements. Son statut d’indépendante leur posait problème, malgré des revenus solides sur 3 ans. Après avoir comparé 4 simulations via des courtiers différents, elle a obtenu un taux à 3,2 % auprès d’un courtier spécialisé dans les profils atypiques. Sans cette comparaison, elle serait probablement encore en train de chercher.

Ce cas illustre un point crucial : tous les courtiers n’ont pas la même expertise sur les dossiers complexes. Certains se spécialisent dans les profils à revenus variables, d’autres dans l’investissement locatif ou les SCI. Si vous ne comparez pas, vous risquez de tomber sur le mauvais interlocuteur pour votre situation.

Quel parcours de comparaison selon votre profil

  • Salarié CDI classique :
    Parcours standard — 3 simulations suffisent généralement pour identifier la meilleure offre.
  • Indépendant ou freelance :
    Parcours renforcé — 4 à 5 simulations minimum, en ciblant au moins un courtier spécialisé dans les revenus variables.
  • Investisseur en SCI :
    Parcours expert — privilégiez les courtiers qui maîtrisent la fiscalité des sociétés civiles et demandez une attestation préalable.
  • Revenus mixtes (salarié + activité complémentaire) :
    Parcours personnalisé — la prise en compte des revenus annexes varie fortement selon les banques partenaires du courtier.

Mon avis, qui n’engage que moi : si vous avez un profil atypique, ne signez jamais après une seule simulation. Le risque de passer à côté d’une meilleure offre est trop élevé. Et pour affiner vos calculs, utilisez une calculatrice de prêt immobilier adaptée à votre situation.

Vos questions sur la comparaison de simulations crédit

Voici les questions que me posent le plus souvent les emprunteurs que j’accompagne — avec des réponses sans langue de bois.

Les courtiers travaillent-ils tous avec les mêmes banques ?

Non, et c’est précisément pour ça que comparer est utile. Chaque courtier a ses partenariats privilégiés, ses accords de taux négociés, et sa spécialisation. Un courtier peut avoir accès à une offre exclusive qu’un autre ne proposera jamais.

Combien de simulations faut-il faire au minimum ?

Je recommande 3 simulations pour un profil classique, 4 à 5 pour un profil atypique. Au-delà, le gain marginal devient faible par rapport au temps investi.

Une simulation en ligne impacte-t-elle mon dossier bancaire ?

Non. Une simulation n’est pas une demande de crédit. Elle n’apparaît pas dans les fichiers bancaires et n’impacte pas votre scoring. Vous pouvez simuler autant que vous le souhaitez sans conséquence.

Quelle est la différence entre taux nominal et TAEG ?

Le taux nominal, c’est le taux brut du prêt. Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) intègre tous les frais : assurance, frais de dossier, garantie. C’est le seul indicateur légal pour comparer deux offres de manière équitable.

L’attestation de financement est-elle vraiment utile ?

Oui, surtout dans un marché concurrentiel. Elle prouve aux vendeurs que votre capacité d’emprunt a été validée par un professionnel. Ça peut faire la différence face à d’autres acheteurs sur une offre.

La prochaine étape pour vous

Plutôt que de résumer ce que vous venez de lire, posez-vous cette question : combien de simulations avez-vous réellement faites avant de contacter votre courtier actuel ? Si la réponse est « une seule » ou « aucune », vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Votre plan d’action cette semaine



  • Lancer 3 simulations en ligne d’ici vendredi (Pretto + 2 autres)


  • Comparer les TAEG, pas les taux nominaux


  • Demander systématiquement le coût de l’assurance emprunteur

Limites des simulations en ligne : Les taux affichés sont indicatifs et peuvent varier selon votre profil complet. Une simulation ne remplace pas l’analyse détaillée d’un courtier sur votre dossier. Les conditions réelles dépendent de la politique commerciale de chaque banque au moment de votre demande. Pour toute décision engageante, consultez un courtier certifié IOBSP ou un conseiller bancaire.

Rédigé par Vincent Mercier, conseiller en financement immobilier exerçant en cabinet indépendant depuis 2018. Il accompagne primo-accédants et investisseurs locatifs dans l'optimisation de leurs conditions de crédit, avec une expertise particulière sur les profils atypiques (indépendants, freelances, SCI). Son approche privilégie la comparaison méthodique des offres pour maximiser le pouvoir d'achat immobilier de ses clients.